Archéologie de la Piraterie. Etude de la vie quotidienne des flibustiers de la mer des Caraïbes à l'océan Indien Agrandir l'image

Archéologie de la Piraterie des XVIIe-XVIIIe siècles.

HC-11

Neuf

A paraitre. Novembre 2019. HC-11 - Archéologie de la Piraterie des XVIIe-XVIIIe siècles. Etude de la vie quotidienne des flibustiers de la mer des Caraïbes à l'océan Indien. Ouvrage collectif dir. J.Soulat,  2019, 410 p. coul, (ISBN : 978-2-35518-100-9). Préface Philippe Hrodej et Gilbert Buti.

Toutes les informations sur le programme de recherche : http://archeologiedelapiraterie.fr

avec le soutien financier de l'INRAP, DSP Consulting, Université de Laval, Adramar, LandArc

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Les archives et les documents historiques nous éclairent assez précisément sur la piraterie et ses acteurs au cours des XVIIe-XVIIIe siècles, période moderne souvent décrite comme l’apogée de ce phénomène le long des côtes d’Amérique, aux Caraïbes ou dans l’océan Indien. Quand la plupart de ces flibustiers restent quasiment méconnus, certains deviennent de véritables personnages emblématiques et historiques ayant marqué leur époque comme Edward Teach plus connu sous le pseudonyme de Barbe Noire, Henry Morgan, William Kidd, Jack Rackham ou Bartholomew Roberts. Leurs prises, voyages, faits d’armes, alliances, morts sont relatés par les conteurs et écrivains contemporains mais aussi par les marins ou chirurgiens les ayant côtoyé. Cependant, les aspects de leur vie quotidienne à bord ou à terre, la connaissance détaillée de leur navire, de leur cargaison et trésor, des lieux de débarquement et cités portuaires restent peu évoqués dans la littérature. L’archéologie de la piraterie de cette période peut être un moyen de mieux appréhender le quotidien de ces gens de mer hors-la-loi. Totalement inédit en France et rassemblant 24 contributions nationales et internationales, cet ouvrage présente à la fois les principaux sites archéologiques liés à la piraterie des XVIIe-XVIIIe siècles à travers les cas d’épaves (Speaker 1702, Whydah Gally 1717 ou Queen Anne’s Revenge 1718) et d’occupations terrestres (vestiges de camps et de défenses côtières) dans l’espace américano-caribéen et l’océan Indien mais également le mobilier archéologique découvert sur ces sites. Enrichie par une large couverture iconographique, l’étude de la vie quotidienne des pirates se focalise sur des groupes d’objets développés par les meilleurs spécialistes (perles, armes, monnaies, vaisselle ou faune) en essayant de dresser les premières synthèses archéologiques tout en s’éloignant du folklore populaire hérité du XIXe siècle. 

Auteurs :

Yann von Arnim, Roberto Barazzutti, Pierre Bertholet, Adelphine Bonneau, John de Bry, Gilbert Buti, Fabrice Casagrande, Alexandre Coulaud, Philippe Hrodej, Jérôme Jambu, Patrick Lizé, Philippe Migaud, Nicolas Morelle, Laurent Pavlidis, Christophe Pollet, Alfredo Prieto, Pedro Pujante, Nathalie Sellier-Ségard, Jean Soulat, Noémie Tomadini, Kimberly Urban, Magali Veyrat, Sarah Watkins-Kenney.


Préface

La construction du mythe pirate : de la fiction à la réalité historique et archéologique

Histoire de l’Archéologie de la Piraterie

I Principaux sites archéologiques liés à la piraterie. Epaves de navire pirate de l’Amérique du Nord à l’océan Indien

1. Les épaves pirates attestées par l’archéologie en Amérique du Nord et dans la mer des Caraïbes
2. Queen Anne’s Revenge 1718, navire de Barbe Noire : Recherches historiques et archéologiques 1996-2018
3. La présence de flibustiers dans le détroit de Magellan : analyse documentaire et potentiel archéologique du naufrage de la Santiaguillo, 1694
4. L’épave du Speaker 1702, navire pirate de John Bowen (Grande Rivière Sud-Est, île Maurice)
5. L’épave du Fiery Dragon 1721, navire du pirate William Condon (île Sainte-Marie, Madagascar)


Sites terrestres liés à la piraterie et défenses côtières
6. Les preuves matérielles d’une occupation littorale inédite de la fin du XVIIe siècle à Saint-Martin (Petites Antilles) : témoins de la présence flibustière ?
7. Les fortifications édifiées au XVIIe siècle à Saint-Domingue et sur l’île de la Tortue 
8. Port Royal (Jamaïque), comptoir commercial colonial ou cité pirate des Caraïbes ? L’apport de l’archéologie
9. Flibustiers et pirates dans l’île de Cayenne (Guyane française)

10. Des fortifications de pirates dans le port de l’île Sainte-Marie (Madagascar) à la fin du XVIIe siècle ?

11. Le fort des Sidis de Janjira (Maharashtra, Inde), piraterie ou petite guerre ?

II Etude de la vie quotidienne des piratesà travers le mobilier.  Etudes du mobilier provenant de deux épaves pirates
1. A bord ou à terre. Autour de la culture matérielle des pirates
2. Le mobilier de l’épave pirate du Speaker 1702
3. Du plomb chez les pirates ! Etude et analyse comparative à travers l’épave du Speaker
4. Queen Anne’s Revenge 1718, navire de Barbe Noire : Recherches et analyses du mobilier 1997-2018
5. Le Queen Anne’s Revenge et ses liens avec le commerce d’esclave transatlantique : l’apport des perles p
Du folklore pirate à la réalité archéologique et historique 
6. Les perles des pirates : objets quotidiens, monnaie d’échange ou souvenirs d’une ancienne vie
7. A l’abordage ! Des armes portatives individuelles découvertes sur les vaisseaux pirates
8. Les « monnaies des pirates » : entre imaginaire collectif et réalité archéo-numismatique
9. Des animaux exotiques à bord
10. Pendez-les haut et court ! Pirates, corsaires et pendaison

III Bibliographie générale sur l’Archéologie de la Piraterie aux XVIIe-XVIIIe siècles

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